Film-THE TRUE COST – Les ravages du vêtement bon marché

La mayonnaise est prise, nous avons maintenant conscience de la  nécessité d’avoir un comportement éco responsable. Du reste, si on doutait encore, le résultat des dernières élections européennes l’a démontré, nous faisons de plus en plus attention à protéger notre planète et respecter l’humanité.

Nous soutenons les salariés qui défendent leurs droits, nous admirons Greta Thunberg dont la grève pour le climat a eu une répercussion européenne immédiate, nous trions nos déchets, la part du bio dans notre alimentation a significativement augmenté, nous bannissons le plastique, nous clouons les pollueurs au pilori. Nous pourrions être fiers de l’évolution de nos comportements.
Pourtant, nous sommes encore loin du compte, et le film « the true cost »  réalisé par Andrew Morgan, montre les dégâts considérables occasionnés notre féroce appétit consumériste.

Plus de 1000 ouvrières sont mortes et 2000 blessées dans l’effondrement du Rana Plaza au Bengladesh parce que 6 entreprises textiles s’étaient entassées dans un immeuble dont les structures ont lâchées : cette tragédie a créé un émoi considérable dans le monde. Après avoir décliné leur responsabilité, les leaders de la fast fashion ont signé une charte promettant de faire attention, les salaires ont été (un peu) augmentés, les victimes (enfin) indemnisées, on a oublié et tout est rentré dans l’ordre.

Ou presque.

Les producteurs continuent à polluer les cours d’eau en déversant leur teintures chimiques, les sols sont dévastés et inaptes à la culture, l’accès à l’eau potable pour la population s’avère de plus en plus difficile et on a déplacé le problème des ouvrières textiles dans d’autres pays, tels que le Cambodge ou l’Ethiopie, où les investissements arrivent par milliards de dollars car les salaires sont de 23 $…………par mois, soit la moitié de ceux du Bengladesh.

Dans « The True Cost », un producteur de vêtements au Bengladesh explique bien la spirale infernale de pression permanente.

Les donneurs d’ordre exigent de continuer à baisser les prix de revient principalement composés de main d’œuvre et de textile. S’il veut continuer à travailler avec eux, le prestataire va rogner sur tout ce qu’il peut, conditions de travail, qualité des teintures, respect de l’environnement……………

Se rajoute la pollution liée au transport des tissus, puis celle des vêtements : le bilan carbone est désastreux.

Et dans quels buts créé-t-on ces ravages sociaux et environnementaux ?

Pour offrir des T-shirts à 3 € et des lots de 10 paires de chaussettes à 5 € qui ne tiendront que 2 ou 3 lavages, présentés dans des magasins climatisés dans des centres commerciaux bien climatisés.
Et le cycle infernal recommencera, d’autres vêtements fabriqués dans les mêmes conditions avec les mêmes conséquences arriveront dans les mêmes bacs.

A l’instar d’un vieillard agonisant, des soubresauts apparaissent dans ce cycle infernal.

Restons résolument optimistes ! Un profond changement s’opère lentement et durablement.

Depuis 5 ans, la fashion revolution week commémore la tragédie du Rana Plaza dans 130 pays dans la semaine du 24 avril : animée par un collectif de personnes versées dans la mode (https://www.fashionrevolution.org/europe/france/), son pouvoir de conviction s’accroît.

C’est ainsi qu’on observe la naissance d’une myriade de stylistes, de créateurs en France, comme en Europe qui proposent de donner du sens à la mode avec des vêtements de qualité, en fibres naturelles respectant l’environnement, s’assurant des conditions de confection et limitant les trajets inutiles.

Elles et ils font de plus en plus fréquemment la une des radios, télévisions, magazines, pure-players et autres médias à des tranches de forte audiences.

Les créateurs tournés vers la mode éco-responsable sont invités à s’exprimer sur les radios nationales, les JT diffusent des reportages sur la réussite de leurs entreprises qui sont vus par des millions de téléspectateurs et des documentaires passent sur les chaines TV des plus grands opérateurs.

On découvre de nouveaux textiles sains pour le corps à base de fibres naturelles telles que le lotus, les peaux d’agrumes et de bananes, l’ortie ou les fibres de bois, toutes ces plantes ne nécessitant pas de ressources supplémentaires.

Ainsi, se créent des alternatives au sempiternel coton, qui même biologique, n’en reste pas moins un très gros consommateur d’eau.

Les malheureuses victimes du Rana Plaza ne sont donc pas mortes pour rien. Leur drame a permis de fertiliser les consciences sur lesquelles des stylistes et autres entrepreneurs responsables ont semé les graines d’une mode sociale et durable pour que poussent des comportements de consommation bienveillants et respectueux.

Merci à elles.

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